Aubagne – La Ciotat : la France Insoumise s’organise pour durer

militants France Insoumise crées une association Aubagne La Ciotat

Après les présidentielles et les législatives, les militants de la France Insoumise de la neuvième circonscription (Aubagne – La Ciotat) décident de se structurer en association. Ils invitent ceux qui si reconnaissent dans la démarche de Jean-Luc Mélenchon et le programme l’avenir en commun à une assemblée constitutive le mercredi 12 juillet à 18 h 30 à la Brasserie le Borsalino.

« Nous ne sommes pas un club de supporters » explique d’emblée Jean-Charles un de ceux qui a invité les médias à cette conférence de presse. Lui qui « s’apprêtait à s’abstenir au présidentielle » avant de rejoindre la dynamique de la France Insoumise et de militer pour les candidatures de Mélenchon puis de Sylvie Pillé entend poursuivre son engagement politique au travers de cette association des « Insoumis du pays d’Aubagne – la Ciotat » (nom provisoire).

Autour de Sylvie Pillé, la candidate insoumise aux législatives, des militants de la France Insoumise, dont l’ancienne présidente de l’Agglo, Magali Giovannangeli invitent donc tous ceux qui le souhaitent à se retrouver le mercredi 12 juillet à 18 h à la Brasserie Le Borsalino (à côté de la Mairie d’Aubagne) pour une assemblée constitutive. C’est une nouvelle association politique qui veut prolonger et amplifier la dynamique de la France Insoumise qui naîtra ce jour là.

Une France Insoumise qui à Aubagne et à La Ciotat, a réussi son implantation à la faveur des élections présidentielle comme législatives. Les excellents scores de Mélenchon  (25% à Aubagne et 20% dans la 9e circonscription), le beau score de Sylvie Pillé et Eric Remen aux législatives (20% à Aubagne, 15% dans la circonscription) font désormais de la France Insoumise, localement comme nationalement, la seule force d’opposition à la gauche d’Emmanuel Macron. Et au-delà des résultats électoraux, marqués par l’abstention aux législatives, ce sont des dizaines de militants qui se sont impliqués ou ré impliqués dans la vie politique. Pour Jean-Charles « cette diversité est une richesse il faut la conserver ».

Des lanceurs d’alerte pour le service réanimation de l’hôpital

Clémentine explique « il faut conserver cette mobilisation. Continuer comme nous l’avons fait de travailler pour faire reculer l’abstention et le Front National. Nous voulons proposer des rencontres de proximité, dans les quartiers, du porte à porte, des ateliers pour travailler sur les projets de lois à venir ». Clairement il ne s’agit pas de devenir un parti politique, mais de trouver un fonctionnement qui permette d’être efficace, organisé et démocratique.
Jean-Philippe développe « nous pouvons maintenant travailler avec des députés – l’élection de Jean-Luc Mélenchon à Marseille est un gros point d’appui – pour enrichir leur travail, être des lanceurs d’alerte sur des sujets locaux comme la réanimation de l’hôpital ou les boues rouge à Cassis ».

Les combats à mener ne devraient pas manquer dans les jours à venir avec la casse du Code du travail par le gouvernement. Sylvie Pillé surenchérit « Nous devons être prêt à accueillir les déçus du macronisme qui apparaissent déjà et être une vraie offre politique alternative au Front National ».

La démarche des insoumis d’Aubagne – La Ciotat s’inscrit dans la dynamique nationale de la France Insoumise qui tiendra ses universités d’été à Marseille à la fin août et un congrès fondateur à l’automne.

Gabi Monnier