Les salariés de l’hôpital d’Aubagne en colère contre Gérard Gazay

Les salariés de l’hôpital d’Aubagne en colère contre Gérard Gazay après la motion du maire adoptée lors du Conseil municipal du 29 juin. Gérard Gazay choisit donc le conflit pour faire passer en force ce qui est son projet de fusion de l’hôpital d’Aubagne et de la clinique La Casamance.

« Nous l’intersyndicale ne soutenons pas la motion proposée par monsieur le Maire ». La réaction de l’intersyndicale (FO, SUD Santé, UNSA et CFDT) est on ne peut plus claire. Les salariés de l’hôpital se sentent trahis par le maire d’Aubagne. « Nous sommes choqués d’une part parce ce que la motion de Monsieur le maire ne correspond pas à nos attentes. Et d’autre part parce que monsieur le Maire a tenu des propos mensonger en utilisant notre intersyndicale en disant qu’on adhérait à un futur pôle public privé sur un site unique alors que nous sommes absolument contre ! »

En effet, comme Matin 9 vous l’annonçait ce jeudi matin, Gérard Gazay a proposé au vote du Conseil municipal une motion favorable à la fusion entre le centre hospitalier Edmond-Garcin et la Clinique de La Casamance. Une motion à mille lieux des demandes des salariés et des attentes des aubagnais qui s’étaient mobilisés sur le cours Foch le 3 juin dernier.

Le Maire a donc choisi de snober la proposition faites par Magali Giovannangeli et Denis Grandjean, au nom du groupe Aubagne alternative citoyenne et écologique qui largement plus consensuelle permettait à tous de s’associer à la défense de l’hôpital et de son service de réanimation.

Une attitude de clivage devenu la marque de fabrique de Gérard Gazay comme en témoigne sa gestion des dossiers de la privatisation de la cuisine centrale, la fermeture de la MJC ou l’absence de dialogue social avec les employés communaux.
Une manière de faire fortement critiquée par les salariés de l’hôpital : « La motion de monsieur Gazay laisse entendre que le pôle public privé est la seule issue, alors que ce n’est pas le cas. Il n’a accepté aucune modification de sa motion, refusé toute suggestion des autres conseillers municipaux, qui demandaient que soit mentionné explicitement et exclusivement le refus de la fermeture de la réanimation de l’hôpital public, motion qui aurait pu recueillir l’unanimité du conseil municipal. »

Refuser le mariage de force de l’hôpital et de la clinique

Un choix calculé, puisqu’il sera resté silencieux sur ce dossier pendant de longues semaines espérant sans doute que ce mauvais coup porté à l’hôpital passe inaperçu. Raté ! Grâce à la mobilisation des salariés, relayés par les aubagnais attachés à leur hôpital public qui ont placé ce sujet au cœur de l’actualité locale. Conduisant donc Gérard Gazay à abandonner publiquement le service de réanimation et de tenter de passer en force pour la fusion de l’hôpital et la clinique dans un nouvel établissement…

Le seul avantage dans le choix de Gérard Gazay c’est celui de la clarté, terminées les manœuvres dilatoires de la campagne électorale. A partir de ce Conseil municipal nous avons : d’un côté les partisans du service de réanimation et de l’hôpital. De l’autre ceux qui veulent affaiblir l’hôpital pour le marier de force avec la clinique de La Casamance. La tonalité de la réaction des salariés fait la démonstration qu’ils l’ont compris. La bataille de l’hôpital d’Aubagne ne fait que commencer.

Gabi Monnier

 

>>Le 3 juin sur le cours Foch le Dr Heisel, chef du service de réanimation de l’hôpital